Vous pouvez refaire votre site sans changer de nom de domaine. Mais le mot de passe WordPress ne suffit pas toujours à organiser la reprise. Avant de valider la mise en ligne, il faut savoir qui contrôle le domaine, qui peut modifier son fonctionnement, où sont hébergés les e-mails et quels contenus peuvent être réutilisés.
Utilisez cette liste avec votre prestataire actuel : pour chaque service, identifiez la personne qui peut vous inviter, fournir un export ou autoriser une modification. Vérifiez ces accès avant de fixer la date de mise en ligne.
Distinguer le domaine, le site et les e-mails
Le nom de domaine est l’adresse que vous souhaitez conserver. Le bureau d’enregistrement gère son enregistrement et son renouvellement. L’hébergement accueille le site. La messagerie peut être fournie par la même société ou par une autre. Un seul abonnement commercial peut donc masquer plusieurs services à examiner séparément.
Pour les extensions qu’elle gère, dont le .fr, l’Afnic rappelle que le domaine correspond à un droit d’utilisation renouvelable, pas à un achat définitif. Vérifiez le titulaire déclaré, ses coordonnées et la date de renouvellement auprès du bureau d’enregistrement. L’aide de l’Afnic sur la gestion d’un domaine distingue également changement de prestataire et transmission à un autre titulaire.
Exemple illustratif : votre agence actuelle a créé le site, tandis que le domaine et les boîtes mail sont facturés dans un même compte d’hébergement. Refaire les pages n’impose pas de supprimer ce compte. Il faut d’abord identifier les services que vous gardez et ceux qui seront déplacés.
La liste des accès à demander avant de lancer la reprise
| Élément | À obtenir ou confirmer | Pourquoi c’est utile |
|---|---|---|
| Nom de domaine | Bureau d’enregistrement, titulaire, échéance, personne habilitée à gérer le compte | Conserver l’usage du domaine et organiser son renouvellement |
| Réglages du domaine, dits DNS | Service qui les gère, copie des réglages, intervenant autorisé à les modifier | Diriger le site vers son nouvel hébergement sans modifier au hasard les autres services |
| Site actuel | Accès nominatif adapté ou export complet, fichiers, base de données si utilisée, médias | Examiner et reprendre les éléments nécessaires |
| Hébergement | Accès adapté ou interlocuteur chargé de l’export, sauvegarde et conditions de résiliation | Tester la reprise et garder une solution de retour |
| E-mails et formulaires | Fournisseur, boîtes et alias à conserver, responsable de la configuration d’envoi | Vérifier que les demandes arrivent après la bascule |
| Mesure et visibilité | Accès appropriés à Search Console, Analytics et au gestionnaire de balises s’ils existent | Préserver les vérifications utiles et comparer avant/après |
| Services reliés | Liste des outils de réservation, paiement ou CRM et administrateurs concernés | Identifier les connexions à tester et les abonnements à maintenir |
Pour chaque ligne, ajoutez trois informations dans votre document de travail : responsable, accès vérifié, action restant à faire. Ce document doit décrire les accès, pas contenir les mots de passe. Privilégiez les invitations nominatives et les droits nécessaires à la mission. Ne partagez pas votre compte personnel principal par e-mail.
Faut-il demander un code de transfert du domaine ?
Pas pour le seul fait de refaire le site. Si vous conservez le bureau d’enregistrement et devez seulement changer l’hébergement web, l’opération porte sur la destination du site. Google décrit ce cas dans son guide du changement d’hébergement sans changement d’URL.
Si vous changez aussi de bureau d’enregistrement, il s’agit d’une opération distincte. Pour les extensions génériques relevant de son cadre, l’ICANN explique que l’Auth-Code sert au transfert entre bureaux d’enregistrement. Pour un .fr, faites confirmer la procédure par le bureau concerné et les règles applicables de l’Afnic. N’ajoutez pas un transfert à la refonte sans en avoir identifié l’utilité et les conditions.
Les droits sur les contenus se vérifient séparément
Avoir accès à une image ne prouve pas que vous pouvez la reprendre sur le nouveau site. Rassemblez les contrats, licences ou autorisations concernant les textes, photos, vidéos, polices et éléments graphiques. Demandez aussi quels thèmes, extensions et services sont rattachés à un abonnement du prestataire actuel.
- Quels fichiers sources et contenus doivent être remis selon le contrat ?
- Les licences permettent-elles l’usage prévu après la reprise ?
- Quels abonnements faudra-t-il souscrire directement ou remplacer ?
- Quelles photos montrent vos propres réalisations, et lesquelles sont des illustrations ?
Cette liste est une précaution de cadrage, pas une conclusion juridique sur vos contrats. En cas de désaccord sur la remise de fichiers ou les droits d’utilisation, faites clarifier le point avant de programmer leur réutilisation. Un nouvel hébergement ne résout pas un litige de droits.
Garder le domaine ne veut pas dire garder toutes les adresses des pages
Si votre page de service change de chemin, son adresse change même si le domaine reste identique. Demandez donc un inventaire des pages actuelles et une décision pour chacune : conserver son adresse, la remplacer par une page pertinente ou la retirer pour une raison identifiée.
Le guide Google des migrations avec changement d’URL explique comment préparer les correspondances et les redirections. L’objectif est d’éviter les liens cassés et les pertes inutiles de contenu utile, pas de promettre que toutes les positions resteront identiques.
Si vous avez besoin d’un accompagnement sur cet ensemble, notre offre de refonte de site internet permet de cadrer la reprise de l’existant, plutôt que de traiter votre site comme une première création.
Ne résiliez pas l’ancien hébergement avant les vérifications
Demandez une validation du nouveau site avant la bascule : pages importantes, documents, formulaires et fonctions reliées. Vérifiez ensuite l’envoi et la réception des e-mails, l’arrivée effective des demandes et le maintien de vos accès de mesure. Préservez les réglages de messagerie lors des changements du domaine ; faites-les vérifier par la personne qui administre ce service.
Google recommande de surveiller l’ancien et le nouvel hébergement, puis de désactiver l’ancien lorsque le trafic a effectivement basculé. Une échéance de résiliation ne doit pas tenir lieu de test réussi. Prévoyez aussi qui conservera les sauvegardes et qui pourra intervenir après livraison, avec ou sans maintenance WordPress optionnelle si le site utilise ce CMS.
Si vous hésitez encore entre repartir de zéro et reprendre l’existant, notre comparatif premier site ou refonte précise les besoins à distinguer.
Vous ne savez pas où sont ces accès ?
Commencez par les factures du domaine et de l’hébergement, le contrat de création et le nom de votre interlocuteur actuel. Vous n’avez pas besoin d’avoir tout résolu pour demander un cadrage, mais il faut signaler les inconnues avant de fixer la mise en ligne.
Rédaction DigitaLéman — contenu préparé avec assistance IA et vérification des sources citées. Les exemples sont illustratifs, pas des cas clients.



